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 Sporting Club de Bastia

Le site incontournable des passionnés du Sporting Club de Bastia

Création du Sporting Club de Bastia

Il s'appelait Ruesch, il était Suisse et il enseignait l'allemand au Lycée. Dès son arrivée à Bastia, il s'était empressé de communiquer à ses élèves le virus de la discipline qu'il avait découvert alors qu'il exerçait à Barcelone.

 

C'est à ce Ruesch dont le nom ne dit rien aux jeunes - et même aux moins jeunes de notre temps - que la Corse doit la création de la première de ses sociétés sportives, un certain Sporting Club de Bastia.

 

Pour Ruesch et ceux qui avaient semé les premières graines en 1905 l'initiation fut pénible, car la majorité voyait d'un mauvais œil ces scrianzati (mal-élevés) qui profanaient le cimetière en y expédiant sans arrêt la curieuse sphère après laquelle ils couraient sur le champ de manœuvres !

 

Ah ! que ne doivent-ils pas avoir entendu, les malheureux Ruesch, Peretti, Delalande, Pierre et Vicent Luciani, Sandreschi, Bianchi, Lacoste, Casanova, Cauquoin, pour s'être de la sorte aliéné la sympathie de ces braves gens qui, comme dirait Brassens, "n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux" …

 

Dans un second temps, le Sporting élabora ses statuts (juin 1908) et se heurta à l'incompréhension des autorités civiles.

 

Tout partit du jour (26 décembre 1909) où eut lieu, sur la place Saint-Nicolas, un match "d'association" (ainsi dénommait-on le football à ses débuts) opposant la seconde équipe du Sporting à la première de l'US Corte. Un Mister Routley, alors vice-consul d'Angleterre à Bastia, occupait le poste d'arrière droit du SCB !

 

Dès lors, les rapports s'intensifièrent entre les deux clubs, qui en vinrent à créer un championnat de la Corse exclusivement réservé à leur usage !

 

Le football, en tout cas, paraissait avoir acquis droit de cité. Dans la formation du SCB, on vit même un nommé Kums, titulaire de l'OM, se décarcasser pour enlever le challenge Picciono en échange de l'hospitalité que lui avait offerte M. Pierre Grimaldi. Bref, le public commençait à "mordre" et on jouait partout : place Saint-Nicolas, où maître Decorsi déchira d'un coup de canif rageur la balle qui l'avait délesté de son beau "melon"; au champ de manœuvres, bien sûr, où l'on se rendait au moyen d'un tramway surcompressé dont les essieux finirent par rendre l'âme. On s'exerçait même dans les rues !

 

Du coup, M. Gaudin vit rouge. Incommodé par la prolifération des aspirants-footballeurs qui ne brillaient pas par la discrétion, il décréta :

 

"Nous, maire de Bastia, vue l'article … de la loi du … attendu que le jeu dit "Foot-Ball-Association" tel qu'il est pratiqué actuellement, constitue un danger pour les passants et une cause de détérioration des appareils d'éclairage et des jardins publics, arêtons :

 

Article 1 - le jeu de Foot-Ball est interdit dans les rues et places publiques.

Article 2 - M. le Commissaire central est chargé du présent arrêté".

Bastia, le 29 mai 1911

 

Ca ne dura évidemment pas. Mais il y eut hélas un autre contretemps : fleur au fusil, dans un élan d'enthousiasme qui se répercuta jusque dans l'Ile, la jeunesse française se précipita aux cris de A Berlin dans ce que l'on croyait être "la der des ders" …

 

Une page était tournée.

Le stade

Avec les années 1920, va s'ouvrir à travers tout le pays une ère d'intense activité. Maintenant que les plaies sont pansées, on ne songe plus qu'à se distraire et le football, à ce propos, offre un vaste champ d'investigation. En métropole, une coupe Charles-Simon vient d'être créée. On sait ce qu'il en résultera : la plus populaire des épreuves françaises, la Coupe de France.

 

Dans l'antique Kallisté - ainsi baptisée par les Grecs qui l'avaient jugée "la plus belle" de la Méditerranée - on s'y met aussi. De nombreux clubs se forment. Certains dureront l'espace d'un seul match … La pénurie de l'équipement reste entière. On fait du mieux qu'on peut, mais le mieux est proche du pire. Des scènes cocasses se dérouleront épisodiquement sur les terrains improvisés du pays. A Bastia, place Saint-Nicolas, il faut s'accommoder d'un bec de gaz planté au milieu du terrain.

 

Les plus malins - préfiguration du douzième homme ! - s'en servent comme d'un partenaire ! Certain jour, toutefois, il faut prendre la poudre d'escampette car d'un coup de pied horriblement maladroit, Castagnetti, du Sporting, s'est "payé" la vitrine du magasin Lota et il faudra patienter jusqu'à la nuit tombante pour récupérer le précieux ballon.

 

Une autre fois, on décide d'en finir avec le marronnier séculaire du stade olympique. Le gouverneur militaire est certes un homme conciliant puisqu'il a accepté de mettre le terrain (propriété de l'armée) à la disposition des footballeurs, mais il a bien recommandé qu'on ne touche pas à l'arbre qui agrémente le décor. Des mois s'écoulent ainsi et les Bastiais, sur décision de la ligue, doivent se rendre à Corte pour jouer leurs matches jusqu'au jour où de guerre lasse, des petits futés usent d'un subterfuge fumant. "Ca sera l'arbre ou nous !", avaient-ils proclamé.

 

C'est l'arbre, naturellement. Pour s'en débarrasser, on a percé les branches, la nuit venue, à l'aide d'une chignole et on y a glissé un produit que l'horticulteur du boulevard Paoli a discrètement conseillé. L'opération s'avère radicale : en peu de temps, le marronnier a tellement dépérie que le gouverneur doit se résoudre à la faire arracher !

 

Le mouvement, en tout cas, est lancé, on s'organise tant bien que mal. La Coupe de Corse est instituée en 1923, trois ans avant le challenge d'encouragement.

 

L'ACA, grâce à l'action de l'ancien sous-préfet Charles-Pietri, est propriétaire de son stade. Le Sporting prépare le sien : la pose de la première pierre s'effectue début 1932. Le 16 octobre, c'est l'inauguration du magnifique stade de Furiani qui fera longtemps l'orgueil des Bastiais (il s'appellera d'abord stade du docteur Luciani).

 

L'Etoile Filante, pour sa part, dispose du terrain de Miomo, appartenant aux frères Lorenzi, Germain et Victor, vice-président et président du club. Alors, on tranche dans le vif : M. Victor Lorenzi passe armes et bagages au SCB afin que Bastia, si longtemps privée d'aires de jeu, en ait deux d'un seul coup ! Quelques temps plus tard, Victor Lorenzi devient le neuvième président du Sporting.

Claude Papi

- Né le 16/04/1949 à Portu Vechju

- 1 m 75 - 67 kg - Formé au club

- International A - International militaire

- Décédé en 1983 (crise cardiaque)

 

L'étoile numéro 1 du football Corse.

 

Claude Papi était "l'alternative" française à Michel Platini. On ne voit pas qui aurait pu tenir aussi bien que lui, en dehors du Lorrain, le numéro 10. Sans doute Claude Papi était-il inférieur à son jeune concurrent dans le domaine du drible immédiat et de l'inspiration instantanée. Mais il lui était supérieur sur le plan de l'abattage, du mouvement permanent, du "système" de l'ascenseur".

 

Claude Papi était partout sur le terrain et possédait un registre étonnant. Il pouvait se battre dans un mouchoir, comme pratiquer de très larges ouvertures et des mouvements de jeu. On le trouvait en retrait ou en pointe, au centre ou à l'aile, en attaque et en défense. Ses tirs étaient à la fois précis et meurtriers, du pied ou de la tête. C'était un joueur "super-complet".

 

C'était aussi un joueur "paradoxal". Il ne semblait pas doué d'un dynamisme particulier, et pourtant il se battait pendant tout un match à une vitesse qui déroutait souvent l'adversaire. Son apparence, sur le terrain, était exactement à l'inverse de ses qualités. Tranquille et même placide dans la vie civile, il était extrêmement vif et parfois hargneux - quoique toujours correct - dans le jeu. Il avait toujours paru - peut-être à cause d'un commencement précoce de calvitie - plus vieux que son âge, au point que Stéfan Kovacs, devant qui l'on s'étonnait de voir Papi "oublié" dans les sélections, répondit qu'il était "trop vieux" : il avait alors 24 ans !

 

Claude Papi avait été proclamé par un jury de France-Football le footballeur "le plus fidèle". Ce Corse n'avait jamais quitté la Corse, sauf pour accomplir son service militaire.

Les épopées

- 1972 Finaliste de la coupe de France

Ajaccio - Bastia 0-2 et 0-0
Avignon - Bastia 0-1 et 0-1
Bastia - Lens 3-0 et 0-2
Marseille - Bastia 2-1

 

- 1978 Finaliste de la coupe de l'UEFA

Bastia - Lisbonne 3-2 et 2-1
Bastia - Newcastle 2-1 et 3-1
Bastia - Torino 2-1 et 3-2
Bastia - C.Z. Iena 7-2 et 2-4
G. Zurich - Bastia 3-2 et 0-1
Bastia - PSV Eindhoven 0-0 et 0-3

 

- 1981 Vainqueur de la coupe de France

Bastia - Caen 3-0
Bastia - Auxerre 2-1 et 1-1
Bastia - Monaco 2-0 et 1-2
Martigues - Bastia 3-0 et 0-5
Bastia - Lens 2-0 et 1-0
Bastia - St Etienne 2-1

 

- 1995 Finaliste de la coupe de la Ligue

Bastia - Amiens 3-0
Nantes - Bastia 0-1
Bastia - Guingamp 1-1 (tab 4-3)
Bastia - Montpellier 3-1
PSG - Bastia 2-0

 

- 2002 Finaliste de la coupe de France

Bastia - Nantes 3-1
Bastia - Sochaux 2-1
Bastia - Nancy 2-0
Lib. St Seurin - Bastia 0-1
Bastia - Sedan 1-0
Bastia - Lorient 0-1

 

- 2015 Finaliste de la coupe de la Ligue

Bastia - Auxerre 3-1
Bastia - Caen 3-2
Bastia - Rennes 3-1
Monaco - Bastia 0-0 (tab 6-7)
Bastia - PSG 0-4